Le roman de Lukaz le Goaris





Soirée spéciale le mardi 6 octobre sur France 2.


A 20h35, diffusion du téléfilm inédit Un viol.


Réalisé par Marion Sarraut. Scénario de Jean-Luc Gaget et Gaëlle Mace. Produit par Jacques Kirsner (JEM Productions).


Avec : Marianne Basler (Delphine Odier), Daniel Russo (Maxime Gallet), Anne Richard (Carine), Valéria Cavalli (Agathe Gallet), Thierry Hancisse (Marc), Alex Tacchino (Tom), Thibault de Montalembert (Maître Taïeb) et Nicole Croisille (Claire Vince).


A la fin d'une journée très fatigante, Delphine, chirurgienne dans une clinique privée, est raccompagnée par un collègue très estimé. Un processus, qui va mener à l'irréparable, commence. Max viole Delphine qui va se battre pour faire reconnaître ce crime, malgré l'avis unanime de tous ses proches d'enterrer cette histoire, d'éviter le scandale.


Ce téléfilm sera suivi d'un débat animé par Christophe Hondelatte dès 22h05 : Viol, la parole aux victimes.


A propos de la fiction réalisée par Marion Sarrault, cette dernière voulait faire un film constat. "On constate une femme violée par un homme. Au-delà du viol, qui est une horreur en soi, d’autres épreuves surviennent ensuite : l’enquête policière et médicale, la confrontation avec l’entourage. Je ne voulais pas un film pathos, mais dire : allez porter plainte tout de suite ; un viol est une saloperie ; les violeurs sont des criminels !"


Concernant la scène du viol, Marion Sarrault s'est interrogée pendant des mois. "Comment vais-je la tourner ? La réponse s’est faite : simplement. Mécaniquement comme une cascade. J’ai découpé la scène en plusieurs parties. On a fait deux prises. Je voulais que ce soit oppressant sans que l’on n’ait besoin de voir".




La comédienne Marianne Basler  dit que c’était essentiel pour elle de faire ce film. Quand Marion Sarraut lui a raconté l’histoire, elle ne voulait pas passer à côté, non pour le rôle en soi mais pour le sujet, lequel fait écho en chaque femme. "C’est la première fois, me semble-t-il, que le sujet est traité sur ce terrain-là. Il ne s’agit pas d’une gamine sans défense que l’on viole comme, malheureusement, cela arrive tous les jours, cela se situe sur un autre plan. Les structures de nos sociétés ayant changé, les femmes accèdent à des postes importants, ce qui est plus ou moins bien vécu. Parfois, l’opposition, la rivalité sur le terrain professionnel s’exacerbent parce que se confrontent un homme et une femme. Se rencontrent alors misogynie, haine, volonté de reprendre le pouvoir que l’autre a pris. Dans les entreprises, différentes agressions s’exercent, la médisance, le harcèlement, qui sont d’autres formes de viol, lequel incarne le symbole absolu de la destruction de la femme."


Crédit photos © France 2 / Bernard Barbereau.

La locomotive Noire - Le roman de Lukaz le Goris - raconte ses 10 ans dans le monde de la perversité et des abus sexuels. http://www.lalocomotivenoire.com


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