L’affaire réveille de vieux souvenirs que l’on aurait préféré oublier dans la région de Boulogne-sur-Mer et
d’Outreau.
Un père soupçonné d’avoir violé ses deux filles pendant plusieurs années avec son frère et un couple d’amis, lors de séances filmées, a été interpellé et mis en examen la semaine
dernière.
C’est l’une des deux victimes, aujourd’hui majeure, qui a raconté récemment aux policiers le calvaire qu’elle
avait subi avec sa soeur. Ces jeunes filles étaient âgées de 12 ans quand les faits ont commencé, subis jusqu'à leurs 17 ans. Mardi, Joël G., le père, un Boulonnais âgé de 41 ans, sans
profession, a été interpellé à son domicile, dans un quartier populaire de la cité portuaire, ainsi que ses anciens voisins, un couple de sexagénaires, quelques rues plus loin. Au domicile de ces
derniers, les enquêteurs de la police judiciaire de Lille ont saisi des enregistrements vidéo et des photos, qui témoignent des violences sexuelles subies par les enfants.
Face aux images accablantes, le couple a reconnu les faits. Une pièce de leur modeste domicile, à la façade grise, aurait même été aménagée pour le tournage de ces films à caractère pédophile. Le
père, « minimise sa participation, précise son avocat Me Edmond Geneau, c’est un milieu socialement défavorisé ». Son frère, domicilié dans la région de Lens, a également été arrêté,
soupçonné d’avoir violé les jeunes filles, mais à une autre période. Ces quatre personnes ont été mises en examen par un juge d’instruction de Boulogne pour « viols sur mineurs aggravés en
réunion » et placées en détention provisoire.
Dans la rue Porte-Gayole, près de la vieille ville, où s’était installé Joël G. il y a un an, ses voisins décrivent un homme très bruyant, porté sur l’alcool. Cet homme de petite taille, déjà
condamné par le passé pour actes de violences vivait seul dans son appartement. Il était père de 7 enfants, qu’il avait eus avec plusieurs compagnes. « Nous avons porté plainte à plusieurs
reprises pour tapages nocturnes, mais en vain, il nous faisait vivre l’enfer toutes les nuits avec sa musique » déplore un riverain, néanmoins sous le choc d’apprendre son implication dans une
affaire de violences sexuelles. « On n’avait pas besoin de cela dans le Boulonnais ! » ajoute une voisine.
« Nous ne sommes pas dans le cadre d’un Outreau bis »
Les images vidéo saisies par la police n’auraient pas circulé ailleurs que dans le cadre familial des agresseurs. Toujours marquées par le dossier d’Outreau, dont le réseau pédophile présumé a
volé en éclats, les autorités judiciaires restent prudentes quand il s’agit de traiter ce genre de dossier. « Nous ne sommes pas dans le cadre d’un Outreau bis, précise un enquêteur. Les faits
sont caractérisés, dans un cercle restreint, il y a des preuves matérielles. L’affaire a été traitée avec la plus grande diligence par le parquet. » Les deux victimes, aujourd’hui âgées de 18 et
19 ans, n’ont pu se débarrasser de l’emprise de leurs bourreaux que lorsqu’elles ont quitté le domicile familial à leur majorité. Même si elles faisaient l’objet d’un suivi éducatif, il n’y
aurait pas eu de signalements pour violences sexuelles jusqu’à aujourd’hui selon un proche du dossier.
Les investigations vont se poursuivre pour tenter d’identifier d’autres victimes potentielles. « Sur les images vidéo, précise le procureur de Boulogne, Jean-Philippe Joubert, il y a les visages
de deux autres filles que l’on ne connaît pas. »
- Un Australien est soupçonné d'avoir eu quatre enfants de sa fille, qu'il aurait violée quasi quotidiennement pendant 30 ans. Un inceste qui se serait
perpétué malgré des signalements adressés aux autorités, selon la presse australienne de jeudi.
L'homme, âgé d'une soixantaine d'années, a commencé à violer sa fille lorsque celle-ci n'avait que 11 ans, a affirmé le Herald Sun de Melbourne (sud-est).
Selon le journal,
l'épouse du suspect a démenti avoir eu connaissance des viols présumés, affirmant que les enquêteurs avaient engagé des poursuites après avoir reçu les preuves par l'ADN que le sexagénaire était
bien le père des enfants de sa fille. La responsable des services sociaux de l'Etat, Lisa Neville, a qualifié d'«atterants» les crimes présumés qui seraient survenus à environ 100 kilomètres à
l'est de Melboune. «J'ignore le degré d'intervention, s'il y'en a eu, de la police, du département ou d'autres services depuis 30 ans», a-t-elle déclaré au groupe audiovisuel ABC. La police de
l'Etat du Victoria a refusé de s'exprimer sur le dossier en vertu d'une décision de justice couvrant du secret les investigations et l'identité du suspect.
Les quatre enfants souffraient de malformations.
Le Premier ministre du Victoria, John Brumby, a promis une enquête pour déterminer comment une affaire de cette ampleur a pu
passer inaperçue. «Je n'ai pas encore été avisé des détails du dossier, mais tout ce que je peux dire, c'est que la loi sera évidemment appliquée dans toute sa force», a-t-il affirmé. Un leader
de l'opposition a réclamé la démission du ministre dont relèvent les services sociaux.
Selon le Herald Sun, les quatre enfants nés de l'inceste étaient affligés de malformations à leur naissance dans des hôpitaux de Melbourne, la capitale du Victoria. L'un d'eux est décédé à la suite de problèmes de santé. La victime avait signalé les viols présumés en 2005, sur les conseils d'un voisin, mais elle avait ensuite refusé de collaborer avec les enquêteurs par peur de représailles. Elle avait cependant changé d'avis et déposé plainte en juin 2008 auprès des policiers qui ont procédé à un test ADN et engagé des poursuites contre le suspect.
Selon le journal australien The Age, les chefs d'accusation initialement de 83, ont été ramenés à 13 et le suspect comparaîtra en novembre.
- La police brésilienne démantèle un réseau
international de pédophilie. SAO PAULO (Brésil) - La police brésilienne a arrêté mardi sept personnes appartenant à un réseau international de pédophilie qui opérait par internet dans 24
pays.
"Ce groupe distribuait des images et certains d'entre eux en produisaient", a affirmé le commissaire de
police Jesse Coelho, au site G1 de Globo. La police a arrêté en flagrant délit six hommes dans l'Etat de Sao Paulo et un septième dans l'Etat du Minas Gerais, dans le cadre d'une opération
destinée à combattre la production et la diffusion d'images sexuelles d'enfants et d'adolescents.
"Nos policiers se sont faits passer pour des pédophiles et se sont connectés au groupe", a dit le
commissaire. Pendant l'enquête, 11 personnes soupçonnées de pédophilie au Brésil ont été identifiées et 60 autres dans 23 pays.
Le commissaire Coelho a dit ignorer le résultat des opérations policières qui ont eu lieu également mardi
dans les autres pays.
La locomotive Noire - Le roman de Lukaz le Goris - raconte ses 10 ans dans le monde de la perversité et des abus sexuels. http://www.lalocomotivenoire.com