Agée de 36 ans, cette femme, qui a eu une relation de plusieurs mois en 2007 avec cet homme, l'accuse de lui avoir alors imposé des relations sexuelles.
Après avoir déposé une main courante en mai 2007, elle a officiellement déposé plainte contre lui à Grenoble le 6 octobre, après la médiatisation de la séquestration dont l'accuse la première victime, hospitalisée.
Cette femme de 24 ans, d'origine malgache, a raconté être parvenue lundi à s'échapper du domicile de cet homme à Rovon (Isère), qu'elle accuse de l'avoir séquestrée et violée pendant plus d'un mois.
Devant le juge, son agresseur présumé, mis en examen et écroué pour viols, séquestration et enlèvement, a démenti les accusations, reconnaissant simplement avoir "hébergé et eu des relations sexuelles consenties" avec cette femme qu'il a présentée comme sa "petite amie".
Ce retraité harki s'est toutefois montré "très peu bavard" et n'a "pas donné" davantage "d'explications", a-t-on ajouté.
Les enquêteurs de la section de recherches de Grenoble vont devoir procéder à de nombreuses "vérifications" et "confrontations" entre l'agresseur et sa victime qui, avant les faits, "se connaissaient et se rendaient service".
Des enquêtes de personnalité vont être demandées par la justice, dans le cadre d'une information judiciaire pour "viols, enlèvement et séquestration".
La victime, serveuse dans un restaurant à Saint-Sauveur (Isère) et mère de deux enfants, affirme "avoir été contrainte de rester dans la maison de son agresseur, d'avoir été au début attachée ou enfermée dans une chambre quand il quittait la maison et d'avoir subi des rapports sexuels non consentis".
Fin août, l'homme était parvenu à l'emmener dans son véhicule jusqu'à son domicile, où il l'a privée de son téléphone portable.
Sa disparition avait fait l'objet d'un appel à témoins pour "disparition inquiétante".
Par la suite, "une espèce de vie quotidienne sous la contrainte" s'est instaurée entre l'homme et la femme, qui a notamment assuré aux enquêteurs avoir été "bien nourrie".
A Rovon, un petit village à une quarantaine de kilomètres au sud de Grenoble, les habitants ne se
sont aperçus de rien et ont décrit un homme menant "une vie plutôt discrète et solitaire".
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